Peux-tu nous présenter ton premier chien ?
Ragnar est un Staffordshire Bull Terrier, appelé plus communément Staffie, de 5 ans et demi.
Depuis son plus jeune âge il est courageux mais pas téméraire. C’est un chien très intelligent, mais aussi extrêmement sensible et attentif à ce qui l’entoure.
Il a toujours eu à cœur de me faire plaisir. Il obéit facilement et prend encore beaucoup de plaisir à exécuter les petits ordres du quotidien, même ceux qui ne servent pas à grand-chose, comme « assis », « couché » ou « donne la patte ».
Au-delà de son intelligence, Ragnar est un chien très affectueux, proche de sa famille et toujours à l’écoute. En revanche, il a une faiblesse bien connue : il déteste la pluie ! Malgré son prénom inspiré d’un célèbre guerrier viking, il préfère largement le confort d’un plaid aux aventures sous les intempéries. Finalement, il n’a de Viking que le nom.

Qu’est-ce qui t’a attiré chez Ragnar et comment est-il entré dans ta vie ?
Je me suis beaucoup renseignée sur le Staffordshire Bull Terrier avant d’adopter Ragnar. J’ai un rythme de vie assez soutenu, j’aime le sport, les longues promenades et les randonnées, et je recherchais un chien capable de m’accompagner dans toutes mes aventures. Le Staffie m’a tout de suite séduite par sa polyvalence : c’est un chien sportif quand il le faut, mais aussi un formidable compagnon de canapé une fois rentré à la maison.
Lorsque j’ai commencé mes recherches, je tenais à adopter un chiot inscrit au Livre des Origines Français (LOF). J’ai donc épluché les annonces d’élevages déclarés auprès de la Société Centrale Canine. C’est ainsi que je suis tombée sur une portée de 8 chiots : Ragnar et ses sept frères et sœurs.
Parmi eux, il se distinguait immédiatement. C’était le seul chiot marron de la portée. J’ai eu un véritable coup de cœur pour lui !
Ses éleveurs m’ont d’ailleurs raconté qu’à sa naissance, sa couleur avait surpris tout le monde. Sa maman était bringée et son papa bleu, alors ils avaient plaisanté en se demandant si ce n’était pas le chien du facteur. Cette anecdote m’a beaucoup fait rire et fait aujourd’hui encore partie de l’histoire de Ragnar.
Qu’est-ce qui t’a donné envie d’adopter un deuxième chien ?
Ragnar a été fils unique pendant ses deux premières années. Il était très aimé et particulièrement choyé, mais j’avais le sentiment qu’il n’était véritablement épanoui qu’à l’extérieur. En balade, il débordait d’énergie et d’enthousiasme, alors qu’à la maison il jouait peu seul, dormait beaucoup et semblait parfois s’ennuyer.

Un jour, lors d’une promenade, j’ai rencontré une personne qui promenait son Bull Terrier, une race cousine du Staffordshire Bull Terrier. À l’époque, j’avais beaucoup d’appréhensions et de préjugés sur ces chiens. Grâce à cette rencontre, qui s’est transformée en une belle amitié, j’ai découvert une race étonnante : des chiens drôles, attachants, avec une personnalité parfois plus proche de celle d’un chat que d’un chien.
Il se trouve que le mari de mon amie est éleveur passionné de Bull Terriers. Ce n’est pas son métier, mais il possède une connaissance impressionnante de la race et de sa génétique. Un jour, ils m’ont proposé d’accueillir une petite chienne nommée Suzy.
J’ai beaucoup hésité avant de me lancer. Ma principale inquiétude était que Ragnar puisse se sentir délaissé ou perdre sa place dans la famille. Pour être certaine de faire le bon choix, j’ai eu la chance de pouvoir garder Suzy pendant deux semaines avant de prendre une décision définitive.
Très rapidement, cela a été une évidence. Entre eux, le courant est passé immédiatement et nous avons eu un véritable coup de foudre pour Suzy.
Adopter un deuxième chien est une décision importante qui mérite d’être mûrement réfléchie. Avec le recul, je mesure la chance d’avoir pu faire ce test avant l’adoption. Aujourd’hui, Ragnar et Suzy sont tellement fusionnels que j’ai parfois l’impression de n’avoir qu’un seul chien… en double exemplaire.
Avais-tu des inquiétudes avant l’adoption ?
Oui j’avais énormément d’inquiétudes avant d’adopter Suzy, je me posais beaucoup de questions. J’avais peur que Ragnar ne l’accepte pas, que leur cohabitation soit compliquée ou qu’ils puissent se disputer lorsque je les laisserais seuls. Je m’interrogeais aussi sur l’organisation du quotidien : deux chiens représentent un budget plus important, davantage de contraintes et des promenades souvent plus longues.
Avec le recul, toutes ces inquiétudes étaient normales. Adopter un second chien est une décision qui ne se prend pas à la légère.
Aujourd’hui, si c’était à refaire, je le referais sans la moindre hésitation. Suzy a apporté un véritable équilibre à notre foyer et Ragnar s’est révélé plus épanoui que jamais. Avoir deux chiens, c’est certes deux fois plus d’organisation, mais c’est surtout deux fois plus d’amour, deux fois plus de bêtises et deux fois plus de fous rires au quotidien.
Peux-tu nous présenter ta deuxième chienne ?
Suzy est une Bull Terrier Miniature de 4 ans et demi. C’est le parfait opposé de Ragnar. Là où lui est sage et à l’écoute, elle n’a peur de rien et n’en fait souvent qu’à sa tête. Elle est têtue comme une mule et a un caractère bien affirmé.
Ce qui est drôle, c’est que mes deux chiens ont reçu la même éducation, mais sont pourtant complètement différents. Cela montre bien qu’ils ont chacun leur propre personnalité dès la naissance.
Avant son adoption, on m’avait prévenu : le Bull Terrier est une vraie tête brûlée. Et effectivement, on ne m’avait pas menti ! Suzy déborde d’énergie, de caractère et de malice. Quand elle veut quelque chose, elle trouve toujours un moyen de l’obtenir.
C’est parfois épuisant, mais c’est aussi pour ça que je l’adore. Elle nous fait rire tous les jours et apporte énormément de vie à la maison

Comment as-tu choisi Suzy ? Recherchais-tu un caractère particulier pour la compatibilité avec Ragnar ?
Lorsque j’ai décidé d’adopter un deuxième chien, je cherchais avant tout une femelle. Je pensais que cela permettrait un meilleur équilibre et limiterait les risques de rivalité que l’on peut parfois rencontrer entre deux mâles ou deux femelles.
Je souhaitais aussi un chien d’un gabarit proche de celui de Ragnar. Le Staffie est un chien puissant, et il était important pour moi qu’ils puissent jouer ensemble sans risque de se blesser.
Mon amie, passionnée et éleveuse de Bull Terriers, m’avait souvent expliqué que les Staffies et les Bull Terriers étaient très complémentaires. Avec le recul, je trouve qu’elle avait tout à fait raison.
Suzy a apporté quelque chose que je n’attendais pas forcément : elle a réappris à Ragnar à jouer. Grâce à elle, il est devenu plus dynamique, plus joueur et, d’une certaine façon, plus épanoui au quotidien. Leur complicité est incroyable et je suis convaincue que la présence de Suzy a énormément enrichi sa vie.
Comment s’est déroulée la première rencontre entre tes deux chiens ?
La première rencontre s’est déroulée à la maison. Ragnar avait alors 2 ans et Suzy seulement 5 mois. Dès les premiers instants, Ragnar s’est montré très protecteur avec elle. Ils ont rapidement commencé à jouer ensemble, comme s’ils se connaissaient depuis toujours.
Ce qui m’a le plus surpris, c’est que Suzy a tout de suite adopté Ragnar. À l’élevage, elle ne dormait avec aucun autre chien et avait tendance à beaucoup grogner. Pourtant, dès son arrivée, elle s’est naturellement rapprochée de lui et a commencé à dormir à ses côtés.
Les voir interagir ainsi a été un moment très émouvant.
Pendant les deux semaines de « dog sitting », j’ai partagé leur quotidien sur les réseaux sociaux, et j’ai reçu des centaines de messages me disant de garder Suzy.
Bien sûr, je n’ai pas pris ma décision en fonction de ces avis. J’ai surtout écouté mon ressenti et observé la relation qui se créait entre eux. Mais avec le recul, force est de reconnaître que toutes ces personnes avaient raison : Suzy faisait déjà partie de la famille.
As-tu eu des moments de doute ou d’inquiétude en te lançant dans l’adoption de Suzy ?
Oui, j’ai eu des moments de doute, surtout au début. Je me suis parfois sentie dépassée : gérer deux chiens seule, dont un chiot, demande beaucoup de temps, d’énergie et d’organisation.
Il y a eu quelques bêtises, des petits accidents dans la maison et des moments où je me suis demandé si j’avais fait le bon choix. Mais avec le recul, tout cela faisait simplement partie de l’apprentissage. Il fallait laisser à Suzy le temps de grandir et à chacun de trouver sa place.
Finalement, les choses se sont mises en place assez naturellement. La période « chiot » est passée, les bonnes habitudes se sont installées et l’équilibre s’est créé au sein de notre petite famille. Aujourd’hui, je ne regrette absolument pas cette décision

Comment se sont passés les premiers jours avec deux chiens à la maison ?
Ragnar et Suzy passaient leur temps à jouer ensemble. Ils étaient constamment l’un avec l’autre et semblaient ne jamais se lasser de leur nouvelle complicité.
J’ai rapidement compris que je devais adapter mon organisation à leurs besoins. J’ai notamment mis en place des promenades individuelles pour chacun. Ragnar est très énergique et adore se dépenser pendant les balades, tandis que Suzy est beaucoup plus tranquille et avance à son propre rythme. Les promener ensemble n’était donc pas toujours évident.
J’ai également appris quelques règles importantes pour préserver une bonne entente. Par exemple, je leur donne à manger séparément afin d’éviter toute concurrence autour de la nourriture. Cela permet à chacun de manger sereinement et limite les risques de protection de ressources ou de tensions.
À la maison, j’ai aménagé un espace pour chacun afin qu’ils puissent choisir d’être ensemble ou, au contraire, s’isoler lorsqu’ils en ressentent le besoin. Je pense que c’est essentiel pour leur équilibre.
Finalement, même si cette nouvelle organisation a demandé un peu d’adaptation, tout s’est mis en place naturellement. Aujourd’hui, chacun a trouvé sa place et ils forment un duo parfaitement complémentaire.
Comment décrirais-tu la relation entre tes deux chiens aujourd’hui ?
Je décrirais leur relation comme une relation très fusionnelle, presque passionnelle. Malgré l’espace dont ils disposent à la maison, ils sont rarement l’un sans l’autre. Ils cherchent constamment la compagnie de l’autre et aiment partager tous les moments du quotidien.
Suzy passe d’ailleurs beaucoup de temps à lécher les oreilles de Ragnar, ce qui est souvent considéré comme une grande marque d’affection dans le langage canin.
Si je devais leur prêter des sentiments humains, j’aurais parfois du mal à dire s’ils se comportent comme un couple ou comme un frère et une sœur tant leur lien est fort.
Bien sûr, leur relation n’est pas parfaite. Suzy peut se montrer un peu jalouse et très possessive. C’est clairement elle qui mène la danse à la maison. Heureusement, Ragnar est d’une patience incroyable et lui pardonne beaucoup de choses.
Ils ne se sont réellement disputés qu’une seule fois. Une amie était en train de caresser Ragnar et Suzy, manifestement jalouse de ne plus avoir toute l’attention, l’a mal vécu. Mais la tension est retombée aussi vite qu’elle était apparue et l’incident a été rapidement oublié.
Ce qui me touche le plus aujourd’hui, c’est leur attachement mutuel. Ils se rassurent, jouent, dorment ensemble et semblent tout simplement plus heureux lorsqu’ils sont réunis.

Qu’est-ce qui a changé dans ton quotidien depuis l’arrivée de Suzy ?
Depuis l’arrivée de Suzy, notre quotidien a forcément beaucoup changé. Comme ils n’ont pas du tout le même rythme, j’ai pris l’habitude de leur consacrer des balades individuelles. Ragnar est très sportif et a besoin de se dépenser, alors que Suzy préfère prendre son temps et profiter tranquillement de sa promenade. Finalement, ces moments privilégiés me permettent aussi de passer du temps seul avec chacun d’eux.
Le changement le plus marquant concerne sans doute Ragnar. Depuis que Suzy est entrée dans sa vie, il a retrouvé une véritable seconde jeunesse. Il est plus joueur, plus actif et semble encore plus épanoui au quotidien.
Leur relation me rassure également beaucoup lorsque je dois m’absenter. J’ai installé une caméra pour pouvoir les surveiller à distance, et je les retrouve presque toujours l’un contre l’autre en train de dormir. C’est un spectacle adorable qui me confirme qu’ils sont heureux ensemble.
Au final, même si l’organisation demande un peu plus de temps, voir leur complicité au quotidien est une immense satisfaction.
Quelles ont été les principales difficultés rencontrées ?
La principale difficulté, finalement, c’est le temps. J’aimerais parfois que les journées soient un peu plus longues pour profiter davantage d’eux.
Et puis, il faut l’avouer, j’ai un peu moins de place sur le canapé !
Pour le reste, tout s’est fait très naturellement. J’ai souvent l’impression d’avoir un seul grand chien plutôt que deux. Ils mangent en même temps, viennent se coucher à côté de moi en même temps, se déplacent ensemble et partagent absolument tout.
Le changement le plus concret concerne les déplacements. Depuis l’arrivée de Suzy, je privilégie la voiture, car voyager en train avec deux chiens n’est pas toujours autorisé et, surtout, cela devient vite compliqué à gérer.
Finalement, malgré quelques ajustements dans l’organisation, vivre avec deux chiens est bien plus simple que ce que j’imaginais. Leur complicité rend le quotidien très fluide et ils fonctionnent comme un véritable duo.

Quels sont, selon toi, les aspects les plus positifs d’avoir deux chiens ?
Les aspects les plus positifs, ce sont avant tout les moments qu’ils partagent ensemble. Je pourrais les observer pendant des heures : les voir jouer, interagir, communiquer entre eux ou simplement se reposer côte à côte est devenu ma chaine télé préférée.
Leur présence m’a aussi amenée à sortir davantage et à mieux comprendre le comportement canin. En observant leurs interactions au quotidien, j’ai beaucoup appris sur les chiens, leur façon de communiquer et de construire une relation.
Ce qui me touche particulièrement, c’est de les voir grandir et évoluer ensemble. Ragnar et Suzy ont développé un lien très fort, et assister à cette complicité est un vrai privilège.
J’ai également conscience qu’en tant qu’humaine, je ne pouvais pas apporter à Ragnar tout ce qu’un autre chien peut lui offrir. Les jeux, les courses-poursuites, les échanges de jouets ou simplement le fait d’avoir un compagnon de son espèce ont clairement enrichi son quotidien.
Enfin, je trouve que leur présence apporte un véritable équilibre. Ils sont moins dans l’attente de mon attention permanente et moins dépendants affectivement. Ils ont développé leur propre relation, tout en restant très proches de moi, et je pense que cela contribue à leur bien-être comme au mien.
Selon toi, quelles sont les conditions importantes pour que cela se passe bien lorsqu’on adopte un deuxième chien ?
Selon moi, l’un des points les plus importants est de s’assurer que l’arrivée du deuxième chien ne se fasse pas au détriment du premier. Il faut veiller à préserver ses habitudes, son équilibre et la relation que l’on a construite avec lui.
Avec le recul, je pense que l’idéal est de pouvoir tester l’entente avant une adoption définitive. Aujourd’hui, lorsque je vois le nombre de chiens qui attendent une famille dans les refuges, je serais davantage tentée par l’accueil en famille d’accueil afin de voir comment chacun réagit et si la cohabitation fonctionne.
Il est également essentiel d’accorder autant d’attention à l’un qu’à l’autre et de respecter leurs besoins individuels. J’estime important que chaque chien dispose de son propre espace pour pouvoir se reposer ou s’isoler lorsqu’il en ressent le besoin.
Enfin, il faut savoir leur faire confiance et les laisser communiquer entre eux. Bien sûr, il faut rester attentif et intervenir si nécessaire, mais j’ai appris qu’il était souvent préférable de les laisser gérer leurs interactions. Les chiens possèdent leur propre langage et leurs propres codes ; leur laisser la possibilité de s’exprimer est, selon moi, une des clés d’une cohabitation réussie.
L’adoption d’un deuxième chien demande de la réflexion et de l’organisation, mais lorsque le choix est adapté et que chacun trouve sa place, cela peut apporter un formidable équilibre à toute la famille.
Penses-tu que tes chiens s’apportent quelque chose mutuellement ?
Oui, j’en suis convaincue. Ils s’apportent avant tout une présence et une compagnie que je ne pourrais jamais remplacer. Ils partagent leurs journées, jouent ensemble, se reposent côte à côte et semblent vraiment apprécier la présence de l’autre.
Je pense aussi qu’ils apprennent beaucoup l’un de l’autre. Ils ont dû apprendre à partager leur espace, leurs jouets, mon attention et parfois même leur tranquillité. Cette cohabitation les a aidés à développer une belle tolérance mutuelle.
Leur relation leur permet également de se dépenser davantage, aussi bien physiquement que mentalement. Les jeux, les interactions et toutes les activités qu’ils partagent participent à leur équilibre.
Au fond, je crois qu’ils se rendent mutuellement plus heureux. Ils ont construit une véritable complicité et il est difficile aujourd’hui d’imaginer l’un sans l’autre.
Est-ce que tes chiens ont un trait de caractère particulier que tu aimerais partager ?
Oui, ils ont chacun une petite particularité qui me fait beaucoup sourire.
Suzy a souvent des attitudes qui rappellent davantage un chat qu’un chien. Elle adore se cacher sous le lit, grimper sur les chaises ou même sur les tables lorsqu’elle en a l’occasion. Elle dort également en boule, comme un chat, ce qui renforce encore ce côté atypique de sa personnalité.

Ragnar, lui, a une phobie assez étonnante : les parapluies. Je n’ai jamais vraiment compris pourquoi, mais il les déteste. Que ce soit dans la rue ou à la télévision, dès qu’il aperçoit un parapluie, il se met à aboyer. C’est une réaction qu’il a depuis toujours et qui reste, aujourd’hui encore, un véritable mystère pour moi.
Ce sont ces petites manies qui les rendent uniques et qui font tout leur charme au quotidien.
Qu’est-ce que tes chiens t’ont appris ?
Mes chiens m’ont appris à revenir à l’essentiel. Avec eux, j’ai redécouvert l’importance de la nature, des moments simples et du temps passé ensemble. Peu importe l’endroit où ils se trouvent ou ce que nous faisons : tant que nous sommes réunis, ils sont heureux.
Grâce à eux, j’ai également rencontré énormément de personnes. Certaines sont devenues de véritables amis et occupent aujourd’hui une place importante dans ma vie. Les chiens créent des liens et favorisent des rencontres que je n’aurais sans doute jamais faites autrement.
Suzy m’a appris à ralentir. Là où Ragnar est toujours prêt pour l’action, elle m’a montré le plaisir de flâner, de prendre son temps et de profiter de la balade sans objectif particulier.
Plus largement, Ragnar et Suzy m’ont beaucoup appris sur les chiens, leur façon de communiquer et leurs besoins. Les observer ensemble m’a permis de mieux les comprendre et d’adapter mon comportement à leur rythme.
Enfin, ils ont renforcé une conviction que j’avais déjà : l’amour et le respect des animaux sont des valeurs essentielles à mes yeux. J’avoue avoir du mal à imaginer une véritable amitié avec quelqu’un qui n’aime pas les animaux, tant ils occupent une place importante dans ma vie.
As-tu un message à partager en écho à ton histoire avec Suzy et Ragnar ?
S’il y a un message que j’aimerais partager, c’est avant tout qu’il faut savoir faire confiance à son instinct. Les conseils et les avis peuvent être utiles, mais personne ne connaît mieux son chien que soi-même. Il ne faut pas se laisser influencer par tout ce que l’on peut voir ou lire, notamment sur les réseaux sociaux.
J’aimerais aussi contribuer, à mon échelle, à lutter contre certains préjugés. Ragnar est un Staffordshire Bull Terrier et Suzy une Bull Terrier Miniature, deux races qui souffrent parfois d’une mauvaise réputation. Pourtant, aucun chien ne naît méchant. Comme tous les animaux, ils ont besoin de temps, de repères, d’éducation et que leurs besoins soient respectés.
Lorsqu’on leur offre un cadre adapté, de l’attention et de l’amour, ils nous le rendent au centuple. Ragnar et Suzy en sont la preuve au quotidien. Ils m’ont appris que derrière les idées reçues se cachent souvent des chiens extraordinaires, chacun avec sa personnalité, sa sensibilité et sa façon d’aimer.

Y a-t-il des conseils que tu aimerais partager aux personnes qui envisagent d’adopter un animal de compagnie ?
Adopter un animal, qu’il soit le premier ou le deuxième, est une décision qui mérite une vraie réflexion. Il faut se projeter sur le long terme, car une adoption est un engagement pour toute la vie de l’animal.
Dans le cas d’un second chien, il est important de veiller à ce que son arrivée ne se fasse pas au détriment du premier. Chacun doit pouvoir conserver sa place, son équilibre et bénéficier de moments privilégiés avec son humain.
Je recommande aussi de prévoir un espace pour chaque chien. Même lorsqu’ils s’entendent très bien, ils doivent pouvoir s’isoler, se reposer ou simplement profiter d’un moment de tranquillité lorsqu’ils en ressentent le besoin.
Enfin, il faut leur faire confiance. Les chiens savent communiquer entre eux bien mieux que nous ne le pensons. Bien sûr, il faut rester attentif, mais il est souvent préférable de les laisser interagir et construire leur relation à leur rythme plutôt que d’intervenir constamment.
Avec du temps, de la patience et le respect des besoins de chacun, une belle complicité peut naître et apporter beaucoup de bonheur à toute la famille.
As-tu une lecture ou un podcast à conseiller à la communauté MyPet ?
Je conseille souvent le podcast « AlloPets » de Romane Haller. À travers ses échanges avec des professionnels du monde animal, elle aborde de nombreux sujets liés au bien-être, à la santé et au comportement de nos compagnons. C’est un podcast à la fois accessible et enrichissant, qui permet de mieux comprendre les animaux et d’apprendre à répondre au mieux à leurs besoins. J’y ai moi-même trouvé de nombreux conseils et pistes de réflexion pour améliorer mon quotidien avec Ragnar et Suzy.
Le vétérinaire joue un rôle indispensable pour assurer une bonne santé de votre chien ou chat. Trouvez un professionnel près de chez vous !
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